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Novavax, 5e vaccin autorisé en France

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Après Pfizer, Moderna, AstraZeneca et Janssen, la Haute Autorité de santé a donné son accord, vendredi, à la commercialisation d’un cinquième vaccin contre le Covid-19 en France dès février : Nuvaxovid, du laboratoire américain Novavax. 

Nuvaxovid : c’est le nom du prochain vaccin contre le Covid-19 bientôt disponible en France. Le sérum du laboratoire américain Novavax, basé sur une technologie classique, a reçu le feu vert de la Haute Autorité de santé, vendredi 14 janvier.

Ce vaccin et celui de Janssen (déjà disponible pour les plus de 55 ans) peuvent dans certains cas être « une alternative utile » pour les gens réticents à se faire injecter les vaccins à ARN messager de Pfizer et Moderna, juge la HAS dans son avis.

>> À lire aussi : « Covid-19 : ces Français expatriés contraints à la survaccination »

Même si quatre vaccins étaient jusque-là autorisés en France, ceux de Pfizer et Moderna sont, dans les faits, quasi-exclusivement utilisés. Ils sont basés sur une technologie inédite, l’ARN messager.

Les deux autres, ceux d’AstraZeneca et Janssen, sont redirigés vers les pays pauvres via le programme international Covax.

Les premières livraisons du vaccin de Novavax (commercialisé sous le nom de Nuvaxovid) devraient avoir lieu début février, a indiqué cette semaine le ministère de la Santé, en attendant l’avis de la HAS. L’Union européenne avait donné, le 21 décembre, son feu vert à ce vaccin basé sur la même technologie que celui de la coqueluche.

Chargée de définir la politique vaccinale de la France, la HAS estime, dans son nouvel avis, qu’on doit « privilégier » les vaccins à ARNm pour les premières injections comme pour le rappel, en raison de leur efficacité élevée.

Vaccins ARNm vs vaccins classiques

Pour autant, elle juge que Novavax et Janssen « représentent une option supplémentaire » pour les personnes qui « ne souhaitent ou ne peuvent recevoir » de vaccins ARNm.

Il s’agit des « personnes réticentes face aux vaccins à ARNm » ou de « celles qui ont connu un évènement indésirable grave après une première injection ».

Dans un contexte de flambée épidémique dû au variant Omicron, il est « indispensable de compléter la couverture pour la primovaccination et d’accélérer la campagne de rappel » chez ces personnes-là, insiste la HAS.

Pour les deux premières doses, ces personnes peuvent être vaccinées soit avec Janssen (deux mois entre les doses) soit avec Novavax (trois semaines entre les doses), à condition qu’elles aient 55 ans et plus.

Si elles ont moins de 55 ans, elles peuvent être vaccinées avec Novavax. S’il est indisponible, Janssen peut « exceptionnellement » être utilisé après avoir informé la personne que les risques d’effets secondaires sont accrus dans cette classe d’âge.

Pour le rappel, la HAS estime que Janssen peut être utilisé chez les 55 ans et plus, même s’ils ont eu deux doses de vaccin ARNm auparavant. En revanche, Novavax ne doit jamais être utilisé en rappel, faute d’essais cliniques.

Avec AFP



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