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Sébastien Lecornu en Guadeloupe et en Martinique pour éteindre les braises de la crise sociale

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Le ministre des Outre-mer Sébastien Lecornu est arrivé à Pointe-à-Pitre pour tenter de résoudre la crise sociale qui secoue la Guadeloupe et la Martinique. Il doit s’entretenir lundi avec des responsables guadeloupéens avant de se rendre mardi en Martinique.

Objectif du gouvernement : afficher fermeté et dialogue face à la crise sociale émaillée de violences qui secoue la Guadeloupe et la Martinique. À la manœuvre, le ministre des Outre-mer Sébastien Lecornu. Le responsable politique est arrivé dimanche 29 novembre en Guadeloupe. Il a atterri à Pointe-à-Pitre en milieu d’après-midi et se rendra ensuite en Martinique, également secouée par des blocages, violences et pillages depuis une semaine. La nuit de samedi à dimanche a cependant été plus calme dans les deux îles distantes de 120 km.

Né du refus de l’obligation vaccination pour soignants et pompiers, le mouvement s’est étendu à des revendications politiques et sociales, notamment contre la vie chère, dans ces îles françaises des Caraïbes au fort taux de chômage, en particulier chez les jeunes.

Ouvrir le dialogue

Sébastien Lecornu a indiqué lors d’une adresse aux médias à Baie-Mahault, sans répondre aux questions, qu’il rencontrerait lundi matin à la sous-préfecture de Guadeloupe, à Pointe-à-Pitre, « une dizaine de personnes » issues de l’intersyndicale, « pour échanger sur les revendications sanitaires ».

Il a répété que l’obligation vaccinale, repoussée au 31 décembre, ne serait pas levée : « les lois de la République ont vocation à s’appliquer » dans les Antilles françaises.

« Je ne suis pas venu ici pour incarner un État faible, mais (je suis venu pour incarner) aussi évidemment un État qui dialogue » a ajouté Sébastien Lecornu, précisant que « la main (était) tendue, néanmoins ça reste une main de fermeté ».

Selon Max Evariste, du syndicat FO, l’intersyndicale « ne peut pas imaginer qu’il y aura des décisions de prises (lors de la visite), puisqu’il ne vient qu’une journée ».

L’intersyndicale souhaite que « l’ensemble » des organisations participent à la réunion et réclame des « vraies négociations », la « réintégration des personnes suspendues » avec tous leurs droits, mais également la « libération de tous ceux qui ont été condamnés » après les violences.

L’autonomie en question

Cette dernière demande a « plus que choqué » le ministre des Outre-mer, qui a répété que les personnels rétifs à la vaccination seraient accompagnés pour « créer les conditions de leur mobilité professionnelle ». Ces négociations doivent débuter lundi.

Sébastien Lecornu doit aussi s’entretenir lundi en Guadeloupe avec « des élus locaux et des acteurs économiques », a indiqué le ministère, comme le lendemain en Martinique où il rencontrera également l’intersyndicale.

Le ministre, qui a déclenché l’ire des oppositions en métropole en indiquant vendredi que le gouvernement était « prêt » à évoquer la question de davantage d’autonomie pour la Guadeloupe, sera de retour mercredi à Paris, a précisé le ministère.

Dans un communiqué, les élus guadeloupéens ont estimé que la « priorité actuelle » était « la sortie de crise » et que « la domiciliation locale du pouvoir de décision (était) une question qui (devait) être abordée en temps et en heure ».

En Martinique, l’intersyndicale, l’État et les élus locaux ont signé un « accord de méthode » pour tenter de sortir de la crise, a indiqué la préfecture dans un communiqué.

Il liste sept ateliers thématiques (santé, jeunesse, vie chère dont prix des carburants et du gaz, transports, chlordéconomie, pêche, culture), correspondant aux problématiques majeures, qui feront l’objet à partir de lundi de discussions.

« Les conditions de mise en œuvre de l’obligation vaccinale » seront en particulier abordées, précise la préfecture de Martinique.

« C’est inacceptable qu’on nous oblige à nous faire vacciner. Inacceptable ce chantage d’un vaccin contre notre salaire. (…) La vie ici est trois fois plus chère qu’en métropole. Le peuple dit qu’il en a assez », témoigne auprès de l’AFP Cédrick Louiset, sapeur-pompier depuis 27 ans, présent sur un barrage en Martinique.

Barricades

Sur l’île, comme en Guadeloupe, la nuit de samedi à dimanche a été marquée par un retour calme après des précédentes lors desquelles les forces de l’ordre avaient essuyé des tirs par arme à feu.

En Martinique, des sources policières ont signalé toutefois des barricades « avec des jets de projectiles dont des cocktails Molotov sur des gendarmes ».

À la Guadeloupe, où certains axes de circulation ont été dégagés, principalement en Grande-Terre, la nuit « n’a pas vu d’incidents ou de heurts survenir », selon la préfecture.

Les violences et blocages qui ralentissent l’activité économique des îles et dissuadent les nouveaux arrivants de rester.

Comme Kim Dubois, photographe de 23 ans, installée depuis quatre mois en Guadeloupe. Regardant les poubelles qui s’amoncellent à l’entrée de la plage à Petit Havre au Gosier, elle lâche avec regret : « C’est trop galère, on va repartir dans un mois. »

Avec AFP



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